lundi 8 juin 2009
Le cantique de l'apocalypse joyeuse
22:29 | Publié par
Yann Riché |
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C'est vraiment le moment de se mettre à la lecture de ce petit ouvrage finlandais écrit le siècle dernier par Arto Paasilinna. Pour ceux qui ne le connaissent pas Arto a notamment écrit le Lièvre de Vatannen et Petit suicide entre amis, ouvrage désopilant de finlandais qui se retrouvent à voyager en bus afin d'aller au suicide collectif.

A croire que la Finlande souffre gravement de dépression, Le cantique de l'apocalypse joyeuse est une forme d'anticipation de notre crise. Au début des années 1990 la crise frappe le monde, quand Asser Toropainen richissime personnage, brûleur d'église et ancien communiste demande à son fils Eemeli, au chômage, de créer une fondation funéraire qui aura pour but ultime de construire une église sur les terres familiales au fin fond des forêts de Kainuu.
A part les noms imprononçables et encore moins mémorisables, cette épopée du monde qui s'effondre semble prémonitoire, et la fondation funéraire à partir de la construction d'une église devient le point de départ d'une collectivité qui se ré-invente dans un monde chaotique.
Des ours aux missiles ballistiques, nous sommes transportés dans cette Finlande sauvage au milieu de personnages tous plus étranges les uns que les autres. Revivre en autarcie semble alors possible pour vivre heureux et en paix, à condition que l'Eglise ait un pasteur, en l'occurence une femme pasteur des armées, et que le monde ne tourne plus rond, pour voir un général russe, 40 000 femmes exilées, un avion arabe transportant une bombe, et l'Europe, l'Europe qui gère tout dans une administration diabolique.
Le monde marche sur la tête, mais dans sa description du monde qui part en quenouilles, Arto Paasilina nous décrit un processus que nous semblons vivre aujourd'hui, le pire n'ayant pas encore été atteint, et, si c'était un ouvrage de science fiction, nous pourrions penser que cet ouvrage est un exorcisme à la catastrophe qui attend le monde.
Et même si cet ouvrage n'est pas mon préféré, je vous recommande dans le contexte actuel sa lecture, une petite méditation sur l'utile pour survivre, survivre bio, bien sûr, y compris dans le grand froid...

A croire que la Finlande souffre gravement de dépression, Le cantique de l'apocalypse joyeuse est une forme d'anticipation de notre crise. Au début des années 1990 la crise frappe le monde, quand Asser Toropainen richissime personnage, brûleur d'église et ancien communiste demande à son fils Eemeli, au chômage, de créer une fondation funéraire qui aura pour but ultime de construire une église sur les terres familiales au fin fond des forêts de Kainuu.
A part les noms imprononçables et encore moins mémorisables, cette épopée du monde qui s'effondre semble prémonitoire, et la fondation funéraire à partir de la construction d'une église devient le point de départ d'une collectivité qui se ré-invente dans un monde chaotique.
Des ours aux missiles ballistiques, nous sommes transportés dans cette Finlande sauvage au milieu de personnages tous plus étranges les uns que les autres. Revivre en autarcie semble alors possible pour vivre heureux et en paix, à condition que l'Eglise ait un pasteur, en l'occurence une femme pasteur des armées, et que le monde ne tourne plus rond, pour voir un général russe, 40 000 femmes exilées, un avion arabe transportant une bombe, et l'Europe, l'Europe qui gère tout dans une administration diabolique.
Le monde marche sur la tête, mais dans sa description du monde qui part en quenouilles, Arto Paasilina nous décrit un processus que nous semblons vivre aujourd'hui, le pire n'ayant pas encore été atteint, et, si c'était un ouvrage de science fiction, nous pourrions penser que cet ouvrage est un exorcisme à la catastrophe qui attend le monde.
Et même si cet ouvrage n'est pas mon préféré, je vous recommande dans le contexte actuel sa lecture, une petite méditation sur l'utile pour survivre, survivre bio, bien sûr, y compris dans le grand froid...
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