lundi 30 juin 2008

PostHeaderIcon Obama : démocrate mais pas trop


Très décevant les hommes politiques quand ils manquent de grandeur pour se faire élire. Barack Obama, bien conseillé en études d'opinion a raté une occasion de vraiment rentrer dans l'histoire en condamnant la peine de mort.

Au contraire, suite à une décision de la cours suprême rejetant la peine de mort pour les auteurs de viols sur enfants, il a foncé tête baissé pour soutenir la peine de mort...

Eye to eye, mais là même la sanction est forcément disproportionnée, rien ne répare le viol, rien pas même le viol, pas même le meurtre ne justifient d'user de la peine de mort.

Je sais les démocrates américains sont à peine du centre droit en France, mais justement c'est un sujet qu'il fallait prendre en main.

PostHeaderIcon Besancenot : 100% Marketing

Olivier Besancenot, principal opposant à Nicolas Sarkozy, le premier selon un sondage opinionway, vient de lancer son parti 100% à gauche, 100% anti-capitaliste. Mais derrière la bonne bouille du facteur de Neuilly, un seul constat s'impose, le marketing politique a encore de beaux jours devant lui.

Est-il sincère, le candidat LCR de 2007? Il est proche des gens, de leurs préoccupations, c'est certain, il joue à M. Toutlemonde, au faux naif, celui qui ne comprend pas ce qui se passe dans le monde, il joue à la lutte des classes. Mais en aucun cas le mouvement qu'il lance ne peut l'amener à gouverner.

Anticapitaliste, antilibérale, le communiqué de lancement du mouvement explique clairement qu'il n'ont pas de modèle et que l'ensemble des décisions doivent être prises de façon collective pour remplacer la main invisible du marché. C'est donc la main invisible du peuple qui la remplacera, ça promet!

Le nouveau parti, écurie présidentielle de Besancenot, est un instrument efficace pour récolter via la politique des subsides publiques et faire vivre le business LCR. Certes la stratégie n'est pas nouvelle, ce qui est nouveau c'est la rupture avec le PS, qui accepte l'économie de marché, pour tenter de franchir une nouvelle échelle.

Incohérence sans doute, des travailleurs sans entreprise, sans marché, deviennent soit des artisans, donc des patrons, soit des ouvriers d'un système productiviste, une forme non assumée (et pour cause) de communisme voué à l'échec.

L'Europe que critique Besancenot permet aux hommes de circuler librement. Mais Besancenot nous raconte que c'est l'Europe qui a créé la mondialisation contemporaine! C'est étonnant de voir un mouvement antiraciste, et libertaire d'être à ce point anti-libéral, de stigmatiser quelques concepts pour mieux cristalliser l'opinion publique française.

Il est vrai que la fin de règne de Chirac l'a bien aidé, la critique du libéralisme par Chirac est absolument consternante. Sans compter les autres politiques qui n'assument pas leurs idées!

Nier que le capitalisme part à la dérive c'est se condamner d'être à la solde de ce capitalisme, concéder que le capitalisme n'est pas maîtrisé, c'est s'ouvrir le flanc aux attaques des "révolutionnaires". C'est du tout cuit pour le candidat LCR, il suffit de prononcer le mot capital ou libéral pour être pris en faute. L'inquisition n'est pas loin...

Pourtant s'il a un réel succès d'estime, le vote Besancenot incarne le traditionnel vote protestataire, expression d'un mal être, expression qui disparaîtra peut être si le PS retrouve son leadeership.

En attendant Besancenot déroule le tapis de la critique, les messages pour expliquer que ça va mal, pour expliquer que les riches exploitent les pauvres. Concrètement il nous explique droit dans les yeux les causes du mal, comme pour l'Europe par exemple qui selon lui harmonise systématiquement vers le bas. Or cela est légèrement faux. Sur l'exemple qu'il cite, la directive sur le temps de travail, il explique que l'Europe va rallonger le temps de travail à 48 heures hebdomadaires. Cette directive (de 1993) effectivement dit que chaque Etat doit transcrire dans son droit un temps de travail au plus égal à 48 h. Pourquoi? Simplement pour fixer une limite suffisamment large et en même temps laisser à chaque nation ses choix.

Alors voilà pour le petit gars qui a l'air honnête, il est comme les autres politiciens, il tape là où il peut prendre des points, il ment pas omission pour mieux se 'marketer' quitte à en être idiot.

Il a tout d'une grande marque politique.
jeudi 19 juin 2008

PostHeaderIcon Modèle social Français : La répartition de la banqueroute

Le modèle social Français va prochainement arriver dans une impasse. Les réformes successives n'ont pas été suffisamment importantes ou vives, les mathématiques quelquesoit l'équation aboutissent toutes à la même conclusion : moins d'actifs pour plus d'inactifs = moins d'argent pour tout le monde!

C'est cruel mais c'est ainsi c'est le régime vieillesse qui plombe les comptes de la sécu. Rendez-vous compte, un budget de plus de 270 milliards d'€uros, soit 20 milliards de plus que le budget de la France. Nous râlons contre les prélèvements, mais il faut bien financer toute cette répartition.

Et le problème est là en gros, les nostalgiques du partage, du socialisme et du communisme pourront hurler, rien à faire, le système français s'essoufle, l'âge que vous voulez vous, et puis cette envie de partir à 60 ans, de ne travailler que 35 heures alors que pour les conserver en bon état nos vieux il faut bosser plus.

Il ne restera alors à partager que des ruines d'un système, à moins, à moins que nous réussissions à avoir plus d'actifs, à remettre nos pauvres vieux au turbin, leur dire qu'ils ont cotisés 40 ans mais que c'était pas pour eux mais pour leurs vieux à eux, que maintenant les jeunes partent voir ailleurs si l'herbe est plus verte...
dimanche 15 juin 2008

PostHeaderIcon Quelle stratégie pour l'industrie?

J'avais déjà évoqué en 2007 le rapport de l'association de documentation industrielle (ADI) présidée par M. Brun. Ce rapport publié il y a un an, est cette année renouvelé. Il permet de faire le point sur les avancées et sur le sur-place des mesures nécessaires au développement de l'industrie française.

Le rapport 2008 exprime sans doute mieux que le premier les doutes que les citoyens peuvent avoir quant à la stratégie industrielle de la France.

Certes, nous savons tous que nos hommes politiques veulent accompagner et encourager la rechercher et le développement pour faire de nos entreprises des championnes de l'économie de la connaissance.

Cependant l'industrie est fortement créatrice de valeur ajoutée, fortement créatrice d'emploi et surtout elle rapporte énormément en taxe professionnelle aux collectivités locales.

Et à ce titre on ne peut qu'être surpris de l'absence de stratégie sur l'un un seteur qui à la fois finance les collectivités et créé de l'emploi.
Il existe depuis 10 ans une stratégie développée pour encourager et faciliter la création d'entreprise. Résultat aujourd'hui il est extrêmement facile de créer une société en France. D'un point de vue administratif s'entend.

Pour l'industrie, il n'y a pas de stratégie bien définie à ce jour. Le plan Force 5 lancé l'an dernier vise à faciliter l'exportation, en aucun cas à améliorer la compétitivité intrinsèque des industries pour améliorer leur "exportabilité..."

Cette stratégie devrait faciliter le développement de l'industrie sur au moins 3 axes :
  1. par la recherche et l'innovation, en ce sens le Crédit d'Impôt Recherche et son nouveau mode de calcul est une réelle avancée pour les entreprise.
  2. par la réduction des charges non liées aux bénéfices, telle la taxe professionnelle qui vient taxer l'outil productif.
  3. par une modification en profondeur des prélèvements sociaux afin de réduire le cout de l'emploi, le plus élevé en Europe
1- Le développement de la recherche et de l'innovation sont des préalables à toute politique. La France finance un système fort couteux de formation initiale via les universités. Il est inimaginable que cette dépense ne puisse pas profiter à la fois aux étudiants pour entrer dans la vie active et aux entreprises pour découvrir de nouveaux talents.
Ainsi les mesures de Crédit Impôts Recherche facilitent l'embauche de doctorants, et mieux permettent aux entreprises de réellement financer leurs recherches (à condition à minima d'avoir la trésorerie pour payer les salaires et frais de recherche). Dans le projet de loi de finance 2008, le calcul de ce CIR a été facilité et ouvre plus largement ce système. (Auparavant il fallait faire de savants calculs pour montrer que l'on faisait augmenter son enveloppe de recherche).


2- La réforme de la Taxe Professionnelle est indispensable. Cette réforme est difficile à mener, il faut aussi en avoir conscience, car elle touche le financement des collectivités locales mais aussi leur gouvernance. Afin de clarifier la situation l'Etat à pousser les collectivités à se réunir dans des intercommunalités. Communautés de communes et d'agglomérations se sont développées pour mutualiser des investissements et certaines gestions de services, cependant cela ajoute une administration de plus à notre système.

Europe, Etat, Région, Département, Pays, Communauté de communes / d'agglomérations, communes...

7 étages donc, au moins. Certains n'ont pas encore beaucoup de poids, tels les Pays, d'autres seraient amenés à disparaitre; les politiques sont tous d'accord, les Départements devraient "sauter"! Pourtant ils seront peu nombreux à le défendre, trop d'amis sont effectivement menacés... politiquement il est important alors de les soutenir, drôle de paradoxe.

L'ADI explique bien l'impact de la TP sur la compétitivité des entreprises, un investissement en France coute 20% plus cher à amortir pour une entreprise bénéficiaire et 30% si elle est déficitaire. Voilà pourquoi l'investissement productif français est en berne et pourquoi à Gandrange, Mittal, après Arcelor, ne veut pas moderniser l'outil industriel.

Il y a là un point de cristallisation qui nécessiterait bien un grenelle de l'industrie pour trouver des solutions partagées.


3- Enfin le coût des prélèvements sociaux pèse fortement sur les salaires. Faut-il pour autant abattre notre système social? Non, car un système de mutualisation le plus large possible vaut mieux qu'une multitude de petits systèmes de sécurité sociale. La TVA sociale est à ce titre relativement intéressante. En transférant une partie des charges sociales salariales et patronales vers un système de TVA, ce sont les employés et les entreprises qui bénéficient de cet avantage (les salariés gagnent plus en net). Certes ce sont les consommateurs en général qui paient, mais cela inclut aussi les touristes et l'ensemble de ceux qui utilisent le système.

Le frein est ici psychologique car effectivement retraités, inactifs, étudiants seront taxés sur certains de leurs achats.

Pour lutter contre cet effet néfaste, une TVA sociale sur certains produits financiers pourraient aussi être mise en place, cela semble une piste à suivre.

Il faut bien se rendre compte que la sécurité sociale c'est un budget pour 2008 de 270 milliards d'€uros pour une déficit prévu de 9 milliards (régime général).

En laissant les prélèvements uniquement sur le travail (à quelques exceptions près) alors même que le ratio d'actif par inactif va en diminuant, cela conduit inévitablement soit à une privatisation du système de protection social, soit un appauvrissement des salariés. Dans les deux cas le fossé entre les industriels et les salariés grandit. En effet à terme ce sont les inactifs qui ont le pouvoir du nombre et peuvent influer par leur vote sur les choix politiques à mener.

Pour conclure sur cette troisième partie, on le constate nettement les interactions entre tous facilitent plus l'immobilisme que la réforme et facilite les solutions de court-terme sur celles du long-terme.

Finalement la réponse on le voit nettement aujourd'hui est qu'il n'y a pas de réelle stratégie à ce jour pour l'industrie, en dehors de la première partie sur "l'innovation". Rien ne sert de sortir le "plan", cette méthode dans une économie ouvert n'a plus sa place, il s'agit aujourd'hui de mettre en place les conditions favorables à l'accueil et surtout au développement de nos entreprises. Or cela oblige à réaliser des réformes de fond et en continue, nous avions relevé le défi de l'exportation dans les années 90, nous devons relever un autre défi celui de nos finances publiques qui grèvent inévitablement notre compétitivité, d'une part en réduisant nos marges de manœuvre, d'autre part en alourdissant les prélèvements.

sources :
Rapport 2008 pour l'industrie - www.indusdoc.fr
Projet de loi 2008 pour sécurité sociale
Le crédit d'impôt recherche guide 2008
vendredi 13 juin 2008

PostHeaderIcon Nee, non, no


A nouveau l'Europe essuie un revers, à nouveau ce revers provient d'un référendum. Démocratie directe d'une nation qui ne souhaite pas donner son feu vert à l'Union Européenne pour un traité qui doit règler le fonctionnement européen.

Ce non rappelle simplement que s'il faut un referendum sur l'Europe, pour le déconnecter de tout enjeu national, il faut absolument que ce referendum soit "Européen" pour un résultat européen et non plus national.

Ce non, à nouveau montre la distanciation entre l'Europe et les européens. Pourtant cette Europe est un succès. Paix, libre circulation, Euro, Airbus... pour les plus symboliques, Erasmus pour les études. Bref l'Europe se vit tous les jours.

Mais ce troisième échec montre qu'il est nécessaire de repenser l'Europe. Voulons nous réellement de cette Europe politique? Ne faut-il pas se donner une autre ambition européenne?

La solution est-elle dans le status quo?

Finalement plutôt que de se lamenter sur une évidence, il faut admettre qu'il y aura toujours une nation qui dira non au nouveau fonctionnement de l'Europe. Chacun sa peur.

Repenser et redessinner l'Europe, une Europe simple, qui s'occupe de liberté de circulation, de marché et de règlementations liées à la concurrence permettrait d'élargir ce marché et cet espace aux confins de l'Ukraine et de la Turquie. Intérêts géostratégiques évidents d'avoir une zone de marché élargie au-delà de cette "Vieille Europe".

Au sein de ce marché, une zone plus intégrée peut être avec la zone €uro. Rappelons que le traité de Maastricht qui définit des critères de convergences pour l'ensemble des pays Européens permettent déjà une certaine "harmonisation" au moins sur les objectifs.

Enfin, l'Europe de la défense se retrouve au sein de l'Otan, dans une organisation qui peut alors repenser ses zones d'interventions et ses missions. La ré-intégration de la France dans l'Otan est en ce sens une bonne nouvelle dans un monde multi-polaire, nos capacités d'intervention sont de plus en plus faible (les causes en sont multiples).

3 "nons", il faut peut être s'y faire, le rêve européen n'a pas de plan C et l'Irlande qui dit non même avec une faible participation de 40%, fait un choix qui enquiquine tout le monde, c'est peut être d'ailleurs l'une des raison de cette "victoire"...
mardi 3 juin 2008

PostHeaderIcon Obama / Clinton from France


Barack Hussein Obama is the french choice for the White House in 2008. First point he's democrat, and frenchies believe that a good american is democrat. And the bush administration reinforce this idea, this belief.

From my point of view, there were no chance for Obama to win the Democratic primaries, on of these reason was simply because Obama is the best french choice. The second one is to know if really americans are ready to vote for a "black". I think they are for a woman.

Now the game is done, Obama is going to be the first black to be candidate for the presidential Us election. His VP might be Clinton (a risky choice), and in any case must be a woman.

If americans vote and elect Obama, it will be a real (re)volution for democracy and the world. Not only because he will be the first black american president, but although because he raised funds with small donators far from private industrial/financial interests, because he really wants to change US democracy and that he can be credible, because he is not dogmatic.

Clearly he is the Clinton way of doing politics rather than the Bush one.

The final question is now : can he be elected?

France hopes he will, because he is a centrist. Because people in the world want to turn over a new leaf and forget W's years and republicans.
dimanche 1 juin 2008

PostHeaderIcon Eye on France

CNN lance un dossier spécial France pour la semaine qui arrive (en Français et en Anglais).

Autour de 5 questions la semaine promet d'être riche en enseignements... Voici les 5 questions.

1) Pensez-vous que la France ait changé d'image? Comment définiriez-vous ce nouveau visage? S'agit-il pour vous d'un concept médiatique ou d'une réalité?

2) Comment voyez-vous la France dans 10 ans? Pensez-vous que le pays jouera un rôle prépondérant sur la scène internationale ou qu'il sera amené à s'effacer?

3) Pensez-vous que la culture française soit encore vivante et dynamique? Certains commentateurs ont souligné récemment la mort de la culture Française, cela est-il justifié?

4) Quels sont à vos yeux les Français les plus influents?

5) Que signifie pour vous être Français?

Bien à la vue des questions il semble déjà évident que le simple fait de poser les questions est révélateur de doutes.

Deux questions méritent réellement d'être traitées à fond. Ces deux questions traitent de l'identité Française, par sa culture et par sa signification.

Et on le voit aisément, la politique étrangère de Sarkozy, son retrait fort sur les droits de l'homme, et l'absence de politique culturelle pour un pays qui a un poids culturel important surprennent et désarçonnent.

Si l'on considère la culture, culture grand public par exemple, la cas télévisuel de France2 montre à quel point le président manque de vision sur ce thème. Certes c'est beau de dire que France2 ne sera plus polluée par la pub. Mais qu'est-ce qui est important la dedans? Ce sont les programmes, la créativité et l'audience combinés. Tout le monde ne veut pas regarder d'émissions littéraires le soir. Mais force est de constater que qualitativement les émissions de TF1 sont en perte de vitesse car non intéressantes et sans imagination (Faut dire que 6 Experts par semaine ça plombe un peu).

Remarquez le plus de films de cinéma, ou alors des blockbusters, ou alors parfois sur ARTE.

Bref un pays a besoin de se reconnaitre dans sa littérature (si c'est Houellebecq qui représente la littérature française c'est que nous n'avons rien à dire), dans sa philosophie, dans sa musique (désolant là aussi dans la plupart des cas), dans sa peinture, architecture mais aussi dans le sport (ça ça va), son cinéma (et j'en oublie).

Etre Français c'est aussi la gastronomie, c'est le savoir vivre, c'est un art de vivre et de travailler.

Etre Français, c'est aussi être Européen, aimer la démocratie, c'est s'intéresser aux autres, non pour les juger, pour les comprendre et pour qu'ils nous comprennent. Etre français c'est être laïc, croire encore dans l'école malgré tout, regretter le temps des curés et de la morale tout en leur tournant le dos.

Etre français c'est être un paradoxe pour le monde entier...

Faut-il rejouer France-Irlande?

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