vendredi 20 novembre 2009

PostHeaderIcon Il faut sauver le footballeur Henry... et rejouer

La Fifa ne se déjugera pas et il est normal qu'elle valide le résultat d'un match, même si ce match est entâché d'une irrégularité. Les Irlandais ont eut la possibilité de marquer, à plusieurs reprises ils ont échoué. Dommage. Les français ont été pris à la gorge et n'ont pas développé de jeux : dommage, la main serait mieux passée si les Bleus avaient dominé les Irlandais, s'il s'étaient créés des occasions, s'ils avaient marqué un deuxième but. 


La Fifa n'a pas mis au point un système de vidéo pour les actions qui se déroulent dans la surface de réparation, dommage, les Irlandais auraient alors pu demander la vidéo sur l'action du but Français.

Ce match est un peu le match des regrets, y compris pour Thierry Henry, qui en déclarant qu'il souhaite voir le match rejoué montre qu'il est atteint par sa faute, commise dans le jeu, donc pardonnable.


En France tout le monde se débine, pensez donc, rejouer un match que nous pourrions cette fois perdre, la tempête Verte s'abattrait à nouveau sur les Bleus, avec en prime la confiance dans leur camp, avec le sentiment d'une revanche sur une injustice à réparer. Les bleus au contraire seraient divisés, touchés moralement d'avoir à rejouer et à subir cette humiliation. A moins que chemin faisant, les uns et les autres acceptent l'idée de rejouer une partie, non pour le plaisir, mais pour sauver le footballeur Henry, pour sauver aussi l'arbitre abattu de s'être à ce point trompé.


Ce n'est pas à la Fifa de décider de rejouer le match, c'est à la fédération française de football qui se doit d'avoir du courage et d'avoir confiance dans son équipe. C'est aux supporters français de dire s'ils veulent que ce match se rejoue ou non.


Ce n'est pas une question de tricherie, d'honnêteté ou de morale, c'est une question de fair play. 


D'aucun dira qu'il eut fallut qu'Henry aille de suite se dénoncer, qu'il aurait dû anticiper les conséquences pour lui, son image, son intégrité. Mais l'auriez vous fait dans un match de cette tension?



La question n'est donc pas de savoir s'il y a triche ou pas, il n'y a pas de triche, tous les sportifs le savent, il arrive que l'on commette des fautes, des erreurs d'interprétation. Qui n'a pas contesté un point au tennis, qui n'est pas tombé en s'accrochant les pieds dans la pelouse et bénéficié d'un coup franc alors que seul le vent a effleuré vos mollets? Henry, a pensé logiquement dans le contexte que si l'arbitre ne siffle pas cela vaut quitus pour l'action. Car il ne marque pas de la main, nuance de poids, il empêche le ballon de sortir ce qui lui permet de centrer et de marquer. Combien de maillots tirés dans la surface ne sont pas sifflés, triche ou pas triche?


La question est d'aimer le sport, de se dire si nous avons honte ou pas de cette qualification. Si c'est le cas, autant se racheter en offrant aux Verts une chance de battre les Bleus, ou au contraire, aux Bleus de prouver que malgré tout, malgré leur manque de cohésion, ils ont la capacité de se qualifier.


Et si vous pensez qu'il faut rejouer le match vous pouvez signer cette pétition :
petition
vendredi 23 octobre 2009

PostHeaderIcon Le poids de l'école

D'accord, c'est le genre d'article qu'il faut écrire à la rentrée des classes, mais on se refait pas, rentrée ratée et comme au bac je vise le rattrapage, ici les vacances de la Toussaint.

L'école c'est un poids. Enseignants, ne soyez pas déçus, je ne suis pas fan de l'école et en même temps je l'adore.

Mais question poids, c'est toujours le cartable qui est le grand vainqueur du concours de l'épaulé-jeté.

Mon fils, en 5ème, 1 mois seulement après la rentrée, a déjà explosé son cartable, vous me direz que nous n'avions qu'à acheter de la qualité et éviter le made in China. C'est vrai, mais avec ses 35 kg, on peut imaginer que le petiot peut aller en cours l'esprit léger, et ne pas, comme Pérette, tant s'en va les livres à l'école que le cartable finit, par le poids alléché, par craquer.

Car, tout est là le poids du sac, malgré les casiers, le voilà se cartable qui pèse tenz vous bien, à vide pas grand chose, mais pour les cours, il atteint les 7,5kg!!! Etonnez vous après que les parents conduisent les enfants en voiture. 7,5 kg pour un enfant qui en fait 35. Dans le monde du travail les progrès ont permis de réduire petit à petit le poids des sacs de ciment et autres matériaux pour atteindre aujourd'hui 25kg. Mais pas question d'aller à l'école avec. Depuis ma scolarité, rien n'a donc changé! Plus de trente années sans progrès, cela est inquiétant.

La solution viendra peut-être du cartable numérique, qui sait. En attendant, qu'un jour les collèges se décident non pas d'abolir les livres, mais peut être d'adapter les méthodes pour que l'enfant échappe au poids des livres.
samedi 10 octobre 2009

PostHeaderIcon Frédéric Mitterrand : une affaire française

La première polémique déclenchée par le Front National contre Frédéric Mitterrand ne m'a pas surprise. C'est bien dans la nature du FN et de sa présidente que de vouloir exister en trainant dans la boue par insinuations et approximations contextuelles et en se présentant en mère vertue.

La réaction du PS fut plus surprenante, elle fut déroutante, dégoutante.

Fréderic Mitterrand, contrairement à un certain Ambiel, ne dément pas, ne se cache pas. Ambiel, vous vous souvenez? Conseilller de Raffarin, il fut laminé d'avoir tenté de faire pression sur des policiers qui l'interpellent en compagnie galante et mineure.

L'affaire Miterrand est d'une toute autre nature : elle est politique. Elle débute avec l'affaire Polanski qui voit l'opinion publique prendre une partie de la classe politique (maladroite) à rebrousse-poil. Pour les défenseurs de la morale c'est du pain béni, et tout comme en 2002, les évènements s'enchainent avec toujours un même message qui s'en dégage l'insécurité : les délinquants sexuels sont des délinquants qui s'en sortent toujours mieux que ce qu'ils devraient, ceux qui sont au pouvoir ne font rien, au contraire, regardez ils sont complices.

L'objectif est donc d'être sur le devant de la scène pro-actif, les autres devant suivre ou réagir.

A quelques mois près il y a fort à parier que la petite incartade de Bayrou à l'encontre de Cohn-Bendit eut fait mouche.

Mais continuons dans cette obscure course médiatique : après l'affaire Polanski, puis le meurtre d'une jeune femme par un récidiviste sexuel. Le débat s'enflamme à nouveau, le gouvernement s'y met, il faut maitriser sa droite et lutter contre l'insécurité. Une nouvelle loi doit encore voir le jour. le piège se referme. Dans les médias on entend même dans un micro-trottoir qu' "il faut rétablir la peine de mort". Les affaires de délits sexuels dérangent l'opinion. Ce sont nos enfants comprenez bien qui sont menacés, la raison s'effondre dans la douleur des victimes, il faut punir plus, pas mieux, mais plus. C'est dans cette ambiance que l'affaire Mitterrand débute.

Mais l'affaire ne s'arrête pas là, maintenant c'est un courrier du même ministre de la culture, soutenant un proche mis en cause dans une affaire de viol qui sort dans la presse.

Là encore objectif de démolition, comme savent le faire nos amis de la politique. Les médias suivent, à fond. Pourquoi publier cette lettre? Pour montrer que la moralité de notre ministre n'est pas bonne.

Depuis bien, bien longtemps, nous avons, enfin, en ministre de la culture qui mérite son titre. Sous Mitterrand, l'oncle, les ministres de la culture tout intelligents qu'ils soient étaient avant tout des politiques qui au niveau culturel n'arrivaient pas à la cheville de tonton. Sous Chirac, il ne me reste pas grand chose d'intéressant en mémoire, sous Sarkozy, je me souviens encore du nom de la ministre, sans intérêt.

Alors que là nous avons l'une des voix les plus marquantes de notre époque, une personnalité cultivée, plutôt franche et honnête, pas sans ambition pour autant.

Je m'étonne que Marine Le Pen ait lu du Frédéric Mitterrand, en fait il y a peu de chance. C'est un tout petit jeu, jeu mesquin, qui vise à mettre sur le devant de la scène des médiocres aux dépends d'un intellectuel cultivé, et qui en cela devient une proie électorale ment efficace. C'est cela une affaire française. Sous couvert de morale, réaliser les plus tristes manœuvres qui soient.
lundi 5 octobre 2009

PostHeaderIcon Recrute joueur de poker

Très surprenant, et très amusante de prime abord, la petite annonce que m'a adressé l'un de mes amis en recherche d'emploi. Annonce pour recruter un joueur de poker. Tentant l'histoire, une rémunération de 100 k€ et un package de 200 pour concourir au sein d'une équipe de joueurs de Poker. C'est véridique, en tout cas l'annonce le semble.


Avis aux amateurs de poker et de voyages, c'est peut être le moment de postuler et de tenter le coup pour une année. C'est un peu comme le loto, en plus accessible. A ce prix là soit l'équipe paye mal et n'arrive pas à recruter, soit le poker débute une carrière de compétition internationale, et il faut donc recruter les premiers pros "en équipe".

Si quelqu'un en sait plus, il y a de quoi retourner encore quelques cartes....
mardi 9 juin 2009

PostHeaderIcon Bayrou, un Modem à ne pas suivre

lundi 8 juin 2009

PostHeaderIcon Le cantique de l'apocalypse joyeuse

C'est vraiment le moment de se mettre à la lecture de ce petit ouvrage finlandais écrit le siècle dernier par Arto Paasilinna. Pour ceux qui ne le connaissent pas Arto a notamment écrit le Lièvre de Vatannen et Petit suicide entre amis, ouvrage désopilant de finlandais qui se retrouvent à voyager en bus afin d'aller au suicide collectif.


A croire que la Finlande souffre gravement de dépression, Le cantique de l'apocalypse joyeuse est une forme d'anticipation de notre crise. Au début des années 1990 la crise frappe le monde, quand Asser Toropainen richissime personnage, brûleur d'église et ancien communiste demande à son fils Eemeli, au chômage, de créer une fondation funéraire qui aura pour but ultime de construire une église sur les terres familiales au fin fond des forêts de Kainuu.

A part les noms imprononçables et encore moins mémorisables, cette épopée du monde qui s'effondre semble prémonitoire, et la fondation funéraire à partir de la construction d'une église devient le point de départ d'une collectivité qui se ré-invente dans un monde chaotique.

Des ours aux missiles ballistiques, nous sommes transportés dans cette Finlande sauvage au milieu de personnages tous plus étranges les uns que les autres. Revivre en autarcie semble alors possible pour vivre heureux et en paix, à condition que l'Eglise ait un pasteur, en l'occurence une femme pasteur des armées, et que le monde ne tourne plus rond, pour voir un général russe, 40 000 femmes exilées, un avion arabe transportant une bombe, et l'Europe, l'Europe qui gère tout dans une administration diabolique.

Le monde marche sur la tête, mais dans sa description du monde qui part en quenouilles, Arto Paasilina nous décrit un processus que nous semblons vivre aujourd'hui, le pire n'ayant pas encore été atteint, et, si c'était un ouvrage de science fiction, nous pourrions penser que cet ouvrage est un exorcisme à la catastrophe qui attend le monde.

Et même si cet ouvrage n'est pas mon préféré, je vous recommande dans le contexte actuel sa lecture, une petite méditation sur l'utile pour survivre, survivre bio, bien sûr, y compris dans le grand froid...
dimanche 7 juin 2009

PostHeaderIcon Européennes 8% pour les petites listes, et moi, et moi et moi

Selon les sondages sortis des urnes (on verra demain les résultats complets) les petites listes ont totalisé 8% des voix, dispersées entre les 10 à 15 "petites" listes cela ne fait pas grand chose, si l'on part sur une abstention record, mais tout à fait logique nous l'avons expliqué dans notre campagne "Newropeans, ces listes capitalisent tout de même 1,5 millions de votes soit une moyenne de 100 à 150 000 votes par petits partis. Pour autant elles ne seront pas représentées au parlement.

8% c'est d'ailleurs le score du Modem, victime de Bayrou, qui à force de ne pas vouloir faire de la politique comme les autres, a fini par être pire que les seconds couteaux de Sarkozy.

Le PS déclare que les couches-moyennes et classes populaires n'ont pas voté, expliquant ainsi leur déroute, c'est sans doute vrai, mais vu que l'enjeu c'était le vote utile ou le vote sanction, il faut pas s'étonner qu'ils ne se soient pas déplacés...

L'UMP vainqueur, haut la main surfe sur la bonne impression de la présidence Sarkozy, mais souffre d'un slogan populiste, et surtout d'une volonté farouche de ne pas voir l'Europe comme une force politique.

Les Ecolos eux profitent du scrutin, tant mieux.

Il reste à voir les scores région par région et surtout maintenant de voir ce que donneront ces nouveaux euro-députés. Ils devront commencer par adouber ou non le seul candidat à la présidence de la commission M. Barosso.

Faut-il rejouer France-Irlande?

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